Loire

Les pieds sur la pierre ferme
du quai, quai qui touche au sable,
sable qui touche à l’eau, eau
qui touche au pont, ce pont
qui lie les rives, avec derrière lui
les panaches beaux et bleu-gris
des silhouettes d’usines d’où
rien du bruit et de l’odeur d’enfer
ni de la peine avilissante du
monde ne nous parvient. Seulement
à l’instant la percée sauvage
de l’astre à travers la brume
au-dessus du flic-floc des vagues.

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