Des maladies de main

Bien sûr que tu envies. Ça te tue. Ça,
et qu’on te juge à tes feuilles acides.
A ta fleur qui tranche comme l’hélice qui t’avance,
qui te fait une route par derrière.
 
Qu’on te juge à ton germe plus qu’à ton tubercule.
Bien sûr que tu es frustré.
Comment ne le serais-tu pas sous cette étoile sale
que tu as briquée de toute ta peine
et longtemps pour la faire briller, la faire te chauffer.
 
Et pour brûler le legs qui te tremble dans le sang,
où tu n’auras glané de feu que des maladies de main,
 
comme saisir ce qui blesse ou te frapper lettre par lettre.

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