poisson et la peur

je marche sur les gros cailloux de la grève
et sursaute à la vue du corps d’argent,
de l’œil mort. un poisson. un instant d’effroi,
le pied pendu, puis je l’enjambe. la peur
 
de l’étrange mort. de la mort étrange.
poisson sec, avec plus rien dedans, gratté
par le temps, peut-être l’insecte, et le sable uni
au vent. peur. de l’inédit, peur indue.
 
et qui fait place à l’autre dernière.
que cette voûte de peau, outre de rien
craque et que le vide de mort s’épande dans
l’air, autre vide en quoi je me demande.

2 commentaires:

Une Nouille Martienne a dit…

une rencontre et un poème philosophique comme une arête à travers la gorge, la mort nous interpelle avant de nous saisir ...
" je l'enjambe" avec vous en l'emportant avec moi

Stéphane a dit…

Ça me convient, il m'en restera toujours assez. Merci à vous.