le détour

« à vos risques et périls »
est planté dans la boue.
sur le chemin suspendu,
mes chaussures font un bruit de succion.
le sang seul commande à mes pieds,
car l’alarme
en moi diluée,
l’est encore dans la pluie bue
par la terre du chemin
que l’air entame – ici la terre tombe,
disent-ils. je tente,
mais par le soleil ou l’eau,
du grès, de la glaise, qui tient ?
le doute cogne,

l’instinct vainc.
je descends sur la plage,
plus léger,
mes pas marquent le sable.
passant sous ce point du chemin
où j’ai renoncé,
je vibre sans trembler.
c’était elle. c’était ma vie.

2 commentaires:

Cédric a dit…

Particulièrement touché par ce texte (et le précédent). Alors que vous vous parlez, on entend, et si bien.

Ainsi, merci

Stéphane a dit…

Merci, Cédric, j'avais peur que ma bulle ne soit trop étanche.