les stratèges

nous qui acquiesçons à la lumière des étoiles
comme sous la paume d’un dieu,
apprenons, obstacles de leur flux,
que les rayons belliqueux,

par notre interlude de chair, nous révèlent à nous-mêmes
comme les êtres que les sens qu’ils font naître angoissent.

ni malignes, ni bonnes, elles nous ôtent à la nuit lente,
par ce désir de l’abîme qui nous ouvre au chemin qu’on leur rend.

3 commentaires:

charles a dit…

concis et vertigineux...

Fabrice Farre a dit…

C'est très beau, Stéphane. Merci.

Stéphane a dit…

Merci, Fabrice !