une nostalgie

toujours ce qui vient grandit,
monte en taille, arrive.
et puis derrière passe,
tombe en un puits.
ce qui part, lui,
est là soudain, nous parle,
baisse, s’amenuise,
jusqu’à n’être plus naturellement que de plus en plus rien.
certains choisissent le sens de la route.
dos à l’avenir j’avance.
les uns viennent, arrivent
quand d’autres quittent.
ce n’est pas la peur du destin,
car le destin ne peut qu’être.
non. une nostalgie.

2 commentaires:

Cédric a dit…

rien de bien répréhensible. Peut-on réprimer une tendresse ?

Net, efficace.

J'aime beaucoup.

Je partage (en plusieurs sens...)

Amitiés

Stéphane Bernard a dit…

Retour au pays

Enfant, j'ai quitté ma maison,
vieillard j'y suis revenu.
Mon accent du pays
sonne comme jadis,
seules mes tempes
sont maitenant
d'ombres grises...
Nul ne me reconnaît,
en souriant
les enfants m'interrogent :
"De quel pays viens-tu, étranger ?"

He Zhizhang


Merci, fidèle Cédric !