l'ongle

l’ongle glauque c’est moi
qui noircit ni verdoie
lente tombe à lui-même
pétale œdème

l’ivre plaie de conscience
simple point grain qui lance
l’orteil geint tel je suis
saignant ici

mais à nouveau se lève
la neuve ancienne sève
à nouveau le nouveau
drain qui rogne au

cœur l’écœurante humeur
par l’apparue noirceur
montée comme haut oracle
où la chair bâcle.

2 commentaires:

Cédric a dit…

ficelé comme un poing fermé !

Amitiés

Stéphane a dit…

A poing nommé, l'ami ! Merci, Cédric.